La vie de Hahnemann

 

Friedrich Samuel Hahnemann est un médecin allemand né le 10 avril

1755 à Meissen en Saxe et mort à Paris le 2 juillet 1843. C’est lui qui

est le fondateur de l’homœopathie. Le principe de guérison par les

semblables avait déjà été énoncé par de nombreux médecins avant

Hahnemann, et par le premier d’entre eux, Hippocrate (460-377 av J.C.).

Mais, avec la venue de Galien (131-201), c’est le principe de guérison par

les contraires qui fut la seule méthode officiellement reconnue par les

facultés de médecine.

Hahnemann fut le premier à remettre en lumière ce principe curateur. Décu

et dégoûté par son métier qui ne lui apportait pas la satisfaction voulue,

Hahnemann arrêta de pratiquer pour devenir traducteur scientifique. C’est

lors de la traduction de la matière médicale de Cullen qu’il s’insurgea contre

ce qu’il lisait de l’écorce de quinquina. Il décida d’expérimenter la substance

sur lui-même et découvrit qu’elle déclenchait sur lui les symptômes de la fièvre

des marais. Ce fut pour lui une révélation : ce produit guérit la malaria et en

produit les symptômes chez l’homme sain. Hahnemann retrouva ce principe

dans la littérature ancienne et recommença à travailler avec dans ses mains

une nouvelle arme thérapeutique. Ceci se passait en 1790. Il travailla dans la

plus grande solitude pendant 6 ans, rassemblant les expérimentations et les

cas cliniques. C’est en 1796 qu’il publia pour la première fois un article traitant

de ses découvertes.

Mais il fallut encore attendre 1810 pour qu’il publie la première édition de

l’Organon de l’art de guérir, véritable mode d’emploi de la médecine homœopathique

qui est encore enseigné dans les écoles maintenant. L’homœopathie connut

rapidement un essor prodigieux et Hahnemann était un vieillard célèbre lors

qu’il publia la deuxième œuvre fondamentale de sa vie, « Les maladies chroniques »

en 1828.

Il s’éteignit à Paris en 1843 après une vie terriblement mouvementée. Hahnemann

n’avait pas la réputation d’avoir un caractère facile mais c’est grâce à cette volonté

et cette force de caractère hors du commun qu’il a su surmonter tous les obstacles

et nous léguer en héritage un moyen thérapeutique extraordinaire et même, au-delà,

une philosophie complète sur la vie, la maladie et la mort.