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| Dr Alphonso Masi Elizalde | Dr Samuel Hahnemann | |||||||||||||||
| - Alfonso Masi Elisalde: Présentation de la méthodologie Moscou 1997, disponible sur le site "Planète Homéo" http://www.planete-homeo.org Autres par ordre alphabétique - Clothilde Bornhauser: Congrès de Moscou juillet 2003 (Notes de cours ) - Erwin Doeuvre: La vision thomiste de l'homœopathie - (Trad en français par JF Vermeire) Revue Belge d'Homœopathie 1995 nos 2,3 et4 - Erwin Doeuvre: Het verband tussen de schriften van Hahnemann en die van Thomas van Aquino(Revue Belge d'Homœopathie 2003/1) - Erwin Doeuvre: La relation entre les écrits de Hahnemann et de Saint Thomas d'Aquin traduction du texte néerlandais par Daniel Saelens(Revue Belge d'Homœopathie 2003/1) - Marie-Luc Fayeton: Niccolum
Cas présentés par les russes : Cas de Josette Lava : Hépatite virale : PULS 3D, 5D 6D : régénérer le tissu hépatique. Tous ces symptômes sont traités à 55% par des méthodes psychiatriques prolongées. Par des psychosimulateurs ou antidépresseurs etc.… Diagnostic : perte d’attention. Il dit des grossièretés, répète des mots délirants. Fait des grimaces devant un miroir, crie, se ronge les ongles. Se met les doigts dans le nez, en extrait des crottes qu’il mange ensuite. Fait pipi. A un comportement hystérique. S’il est mal, il crie, claque la porte. Se bat la tête sur le plancher. C’est difficile de comprendre ce qu’il dit. Il veut constamment dire quelque chose de mauvais. Il se masturbe, se touche le zizi, lance des pierres sur les autres. Un jour, il fait une compétition à la course avec une petite fille. Il est dépassé, ne le supporte pas et la fait tomber gravement. Ces deux patients étaient redevables de HYOCYAMUS. La plante Hyoscyamus niger, est une solanacée, appelée l’ombre de nuit. C’est une plante vénéneuse, à croissance particulière : elle fleurit avant de faire les feuilles. On la trouve sur des terres désertes, sableuses, roches terreuses, ruines et elle a besoin de soleil. Elles sont peu nombreuses, ne supportent pas les égards, poussent où cela lui plaît. Couleurs grises, la plante est forte très vite et grande. Mais soudainement, elle arrête de pousser et apparaît la première fleur. Deux semaines après, il n’y a toujours pas de feuilles, mais la plante est devenue venimeuse. Elle est violet sombre, avec une odeur lourde de chien mouillé à poils longs. Le tronc et les feuilles ont cette odeur. Elle est venimeuse pour les poules : venin des poules. Cas aigu de la manie : idées perturbées changeantes, impulsions erronées anormales. Sensation que l’on veut l’empoisonner : il renonce à prendre le remède. Je suis poursuivi par un esprit : quelqu’un veut le tuer : il craint pour sa vie. Sensibilité de la peau augmentée : contacts avec les habits difficile, c’est pourquoi il arrache ses habits. On en déduit qu’il est impudique! or il ne pense pas qu’il fasse quelque chose d’inhabituel. Il montre ses organes sexuels. Il ouvre ses organes sexuels mécaniquement, sans sens. deux récepteurs : dopaminergique et sérotoninergique. Acetylcolinergique. Dr Rama Krishna de l’Inde Méthodologie : ( deux remèdes ) LM La psore latente. La théorie miasmatique. Miasmes chroniques, Organon. Phase latente et phase manifeste. Maladie chronique développée. Présence ou absence de symptômes. Cas clinique : un asthme atypique bronchial et allergie. HURA : cécité par le jus de la plante. Système nerveux central, mucosités, peau, pensées tristes que ses proches l’ont trahi. Consciencieux, rire nerveux pendant les douleurs. Rêve de destruction et mort violente. Un cas HURA: HURA 30CH Un cas d’HURA : une jeune femme qui se lacérait les bras. Un autre cas : une femme de 40 ans, qui a des problèmes de peau. Acné rosacé. Son mari est mort dans un accident. Le malheur même l’a lâché. Une autre histoire : Un grand malheur : une famille dont cinq petits enfants périssent par le feu. Le père, prêtre orthodoxe, les allonge sur la neige en espérant qu’ils reprennent vie. Il dira le jour de l’enterrement : Dieu a donné, Dieu a repris, Dieu soit béni ! Un cas de dépression soigné par NATRUM SULF UTÉ : Vision artistique, thèmes qui s’inscrivent dans chaque vie 1) CEDRON : 2) NUPHAR LUTEUM L’imaginaire! Il n’a pas besoin d’action, l’imagination lui suffit! Par exemple : la sexualité : pas de mise en pratique. Du chaos, émerge les idées! Idées de cercles concentriques Structure de réflexion. 3) l’autonomie 4) CAMPHORA : l’isolation 5) AURUM METALICUM Trouver les réponses bien faites, que personne ne peut changer. Il aimerait être uni. La lumière de la feuille d’or et l’obscurité du bleu. Elle représente le manque de réponse 6) SAMARSKITE ( Météorite) pour approfondir et lier l’intérieur et l’extérieur : n’arrive pas à trouver leur refoulé pour le sortir vers l’extérieur. 7) CUPRUM METALICUM Nous ne sommes pas seuls, nous vivons avec d’autres. Celui qui pense solidairement pèse les conséquences et évite les dégâts. Il peut voir avec son regard aigu, ce qui cloche pour envisager des améliorations. Guy Loutan : un cas d’une femme de 60 ans, en pleine forme, mais qui arrive avec des mains couvertes de bandage, comme une momie. Elle a un eczéma depuis trente ans. L’eczéma est résistant à tout traitement. 1) chauffer la salle de bain - surdosage toxicologique Il y a des patients qui ont un effet très puissant : boire un café pour dormir! En Europe : la prise en charge d e la maladie est très cher, car on soigne des pathologies qui ne sont pas des maladies. Hahnemann : traité sur le café dans les écrits mineurs. A l’époque, le café était interdit comme toxique. 1er cas : ARSENICUM HYDROGÉNISATUM 2ème cas : CLÉMATIS ERECTA un H. Jongleur, 35 ans eczéma mains, visage, nombril au contact de l’écorce des arbres. Éruptions, ne peut ouvrir les yeux. Intolérance au mensonge, j’aime les gens honnêtes, sans idées arrêtées, l’humour, ne pas se prendre au sérieux. Je me rabaisse et ne me fais pas confiance. Difficulté pour penser, comprendre. Difficulté d’expression? Je me sens coupable de ce bonheur. Beaucoup de peurs : du noir, de mourir, d’être kidnappé, de la répression. Ajout de M.L Fayeton : La perte de Clématis : hypothèse de la perte de la force morale. Les gens qui pensent qu’ils n’ont pas besoin de Dieu : 95% des gens! Mais la perte de Clématis, c’est la perte d’équilibre, de la stabilité dans le mouvement. La perte de la force morale n’est qu’une modalité. Cette peur de la perte de stabilité explique le symptôme : peur de l’acte sexuel. Il a une frayeur de l’acte sexuel, car l’acte sexuel lui fait perdre la tête. 3ème cas : MENISPERMUM CANADENSE Bq de mal à se concentrer, bq de douleurs, difficulté d’ouvrir la bouche. Bq de personnes me choquent, cela me tire vers le bas. Je pleure facilement. Pas d’enfant, car peur pour eux. Peur de la guerre, des catastrophes. Époque dangereuse. Peur des gens, si elle est seule, peur d’être agressée. N’aime pas les tunnels, peur des mauvaises choses, peur d’une invasion de rats. Coupable quand les autres souffrent à cause de moi. N’aime pas la solitude. Elle va voir des amis. Méchanceté des humains, les gens me mangent. J’ai peur, je mets des distances. Rêves de guerres, de rats dans son lit, envahie par les rats. J’aime aider les autres, garder une distance. Je donne mais je veux recevoir. Je me sens comme un aspirateur. Je ne veux pas être envahie? Peur de l’affection profonde. Elle recherche des hommes qui lui confirment qu’elle est leur source. Conflit entre ces deux thèmes majeurs : enfant sain et protecteur th de la déprotection : peur de la guerre, catastrophe, de gens vulnérables Ménispermum 30CH : don de soi, elle veut être la source de sa source Ajout de M.L. Fayeton : LA VISION THOMISTE DE L'HOMEOPATHIE. Docteur E. Doeuvre Oostende Taduit du Néerlandais par le docteur J.F. Vermeire. Ié partie : Dans sa recherche pour étudier les remèdes homéopathiques, le docteur Alphonso Masi Elizalde fait référence au schéma développé par Saint-Thomas d'Aquin. Ce schéma est utilisé pour expliquer non seulement l'essence même de chaque remède mais également le but métaphysique de chaque remède, c'est-à-dire: la qualité spécifique du Supérieur (dans notre schéma Dieu) qui est désirée. Le docteur. Masi est arrivé à cette méthodologie par les lectures de l'Organon d'Hahneman et de la Summa Theologiae de Thomas d'Aquin dans lesquelles il a relevé des similitudes marquantes. Etant donné le travail de traduction effectué par Hahnemann dans première partie de sa vie, il n'est pas étonnant que celui-ci ait connu les travaux de Thomas d'Aquin. Hahnemann écrit: "La cause de la maladie humaine est la violation de la loi, la violation de l'ordre". Au sujet de la fin transcendantale de la vie il écrit également: "Le but de l'homme est d'imiter Dieu, qui aime chaque créature du système solaire. Ce rapprochement n'est possible que par le bien-être, en agissant avec dignité et par la connaissance universelle." Hahnemann voit l'homme comme une totalité composée, ce qui correspond à l'idée de Saint-Thomas. Dans ses oeuvres, Hahnemann fait transparaître qu'un facteur important de l'angoisse existentielle de l'homme est qu'il se sent comme l'être le moins apte à se défendre. Les exemples qu'Hahnemann donne à ce propos sont identiques à ceux que Thomas d'Aquin écrit: "L'homme n'a pas de cheveux, ni de dents, ni d'ailes."(dans le sens de la possibilité de se défendre - Summa Théologiae, pars I, Question 91, article 3.) Hahnemann parle de l'impuissance de la nature pour arriver à son but, la guérison. Cette diminution de la force vitale provoque un blocage de la guérison et a donc comme résultante la maladie. Cette impuissance de la nature à guérir correspond à ce que Thomas d'Aquin dit de la perte de l'intégrité: "Une puissance perdue par la violation de la loi". D'après la vision thomiste, la nature humaine est diminuée dans ses puissances par le péché originel. Dans la totalité composée qu'est l'homme, une perturbation d'un niveau inférieur n'est pas possible sans une perturbation d'un niveau supérieur: l'intervention de l'esprit dans le déclenchement de la maladie, la perturbation humaine. Hahnemann écrit que "par la force vitale, notre organisme matériel est capable de sentir, d'agir et de se préserver" (paragraphe 10 de l'Organon). Thomas d'Aquin écrit que "la vie comprend quatre exécutions: se nourrir, sentir, se mouvoir et penser." (Summa Théologiae, pars I, Question 18, article 2.) Avant de parler de la philosophie Thomiste, je voudrais d'abord replacer Thomas d'Aquin dans son époque. Il est né vers la fin de l'année 1224 ou au début de 1225 dans le Royaume Napolitain. Sa mère était napolitaine. Son père était le comte Landulf, attaché à la maison féodale d'Aquin. Thomas en était le septième fils. Son père et ses frères étaient au service de Frédéric II, empereur du Royaume Catholique de la Nation Allemande, qui comprenait à cette époque toute l'Europe Centrale à l'exception de l'Etat Ecclésiastique du Pape. Le conflit entre ces deux empereurs connaissait alors son apogée. Très jeune, Thomas était déjà préparé à la vie monastique. A l'âge de cinq ans il fut envoyé au monastère bénédictin de Monte Cassino. Après ses études à l'université de Naples, il entra en 1245 dans l'ordre des Dominicains, alors que ses parents souhaitaient le voir entrer chez les Bénédictins, ce qui correspondait mieux à leurs origines aristocratiques. Pour le faire changer d'opinion, ses frères l'ont kidnappé lors d'un voyage et mis aux arrêts au château de famille pendant plus d'un an. Quelque temps après sa mise en liberté, il fut l'élève d'Albert le Grand, de 1248 à 1252, et entra en contact avec la pensée d'Aristote. Il est âgé de 27 ans lorsqu'il est appelé à Paris pour devenir assistant-professeur. Son rôle consistait à commenter les écritures des Pères de l'Eglise, entre autres Saint-Augustin. Après quelques années d'opposition de la part du Pape, il fut enfin nommé professeur en 1256. A l'âge de 36 ans, il enseignait à la cour pontificale. Ayant peu d'élèves, Thomas consacra son temps libre à l'écriture. L'oeuvre principale de cette époque comprend les trois parties de la "Summa contra Gentiles", qui traitent de la nature de Dieu, son omnipotence, le bien et le mal. En 1265 il commença à écrire sa "Summa Theologiae". La première partie était terminée, quand, en 1269, il fut rappelé à Paris. Il y resta jusqu'en 1272. Ce fut une période troublée par une grande agitation intellectuelle et une nouvelle offensive contre les ordres mendiants. Thomas subit beaucoup d'opposition, mais il ne cessa de se défendre dans ses discours et ses écrits. Il continua à travailler, entre autres, à la Summa Theologiae jusqu'au 7 mars 1274. En se rendant à une réunion de réconciliation entre les églises orthodoxe et catholique, il mourut des suites d'un accident, blessé à la tête. La troisième partie restée inachevée fut complétée plus tard par l'historien Tolomeo de Lucca. La première partie de la Summa Theologiae comprend les sujets étudiés dans les deux premières parties de la Summa contra Gentiles. La seconde partie de la Summa Theologiae comprend elle-même deux parties: premièrement, une discussion sur la fin ultime de l'homme, son attitude et ses actes pour y arriver, deuxièmement, les vertus et les vices. La troisième partie de la Summa Theologiae traite de l'incarnation, la Vierge Marie, la vie du Christ et les sacrements. La canonisation de Thomas eut lieu le 21 juillet 1323. ∗∗ Parlons maintenant de la relation entre le schéma anthroposophique de Thomas d'Aquin et la vision dynamique miasmatique de l'Homéopathie. L'homme est formé d'un corps et d'un esprit. L'esprit seul ne peut exister que temporairement, c'est pourquoi la résurrection est nécessaire. Le corps est nécessaire pour recevoir la connaissance par les voies normales (organes des sens), même si Dieu ne voudrait la donner qu'à l'esprit. Le remède homéopathique agit sur l'âme végétative (qui forme le corps). Le similimum met l'homme sur la voie de la guérison, par le fait que la psore primaire reçoit des réponses valables à son problème fondamental. Il me faut d'abord donner quelques explications sur l'homéopathie dynamique miasmatique: La psore primaire est la cause de toutes les maladies. C'est la sensibilité fondamentale innée sur laquelle peuvent agir des influences diverses du milieu et causer un déséquilibre. Un exemple: la sensibilité à se sentir menacé. La psore secondaire est la suite première de l'équilibre perturbé. Celle-ci comporte différents sentiments et sensations corporelles. Dans notre exemple donc, on aura facilement peur de choses diverses dans son environnement. Peurs qui provoquent une impression inexplicable de menace: par exemple, en voyant un caniche, on en a peur comme si on était confronté à un lion. La psore tertiaire est la réaction active sur l'équilibre perturbé. Elle contient des réactions mentales et physiques vis-à-vis des influences du milieu qui sont perturbatrices. Ici nous avons deux manières de réagir: -1 l'égotrophie: c'est la tentative pour dominer, compenser et utiliser l'influence perturbatrice pour se sentir bien. La réaction peut être claire et efficace Nous qualifierons ceci d'égotrophie franche. Dans notre exemple on dira: "Je n'ai pas peur du lion, parce que je suis plus fort que lui!" Ou bien la réaction peut être vague, variable et imparfaite. Nous qualifierons ceci d'égotrophie masquée. Dans notre exemple, l'individu devra toujours se persuader qu'il n'a pas peur parce que, ce n'est pas un lion, mais un caniche. -2 la lysis: c'est la tentative pour fuir l'influence perturbatrice ou bien pour détruire ce facteur perturbateur. * L'égolysis: quand la réaction est tournée contre soi-même. Dans notre exemple: on s'enfuira ou on fera un grand détour loin du caniche. * L'alterlysis: quand la réaction est tournée contre les autres. Dans notre exemple, on sera agressif envers le caniche et éventuellement on le maltraitera ou tuera. Dans cette phase de la psore tertiaire se produisent aussi des lésions corporelles, qui sont en relation avec la perturbation mentale et qui sont le reflet du genre de réaction. Par exemple, dans la réaction égotrophique, qui est une exagération, on remarquera aussi une exagération dans les symptômes physiques, comme par exemple de l'hypertension, qui est une expression de stress. Dans la phase lytique, au contraire, il y aura par exemple de l'hypotension comme expression de fuite ou de destruction. Maintenant essayons de mettre cette dynamique miasmatique dans le cadre thomiste de l'image de l'homme. ESPRIT RATIONNEL INTELLIGENCE € VOLONTE € MEMOIRE (2) (1) AME SENSITIVE Cogitative Imagination Sens commun Mémoire PSORE PRIMAIRE le souvenir du péché originel AME VEGETATIVE Nutrition Croissance MILIEU Génération L'âme sensitive est l'âme des sentiments. L'âme végétative est l'âme des fonctions corporelles. Ces deux âmes sont héréditaires. L'imagination est une partie de l'âme sensitive (donc originaire des parents). Quand la condition matérielle (la construction du corps) est réalisée par les parents, le souffle de Dieu vient insuffler l'esprit rationnel. Au moment de la conception, l'esprit lit, dans l'imagination, le péché originel. L'esprit a la possibilité d'accepter ou de ne pas accepter cette condition. S'il ne l'accepte pas et se rebelle, l'esprit choisit alors un aspect particulier du péché et envie une qualité particulière de Dieu. L'esprit, qui vient de Dieu, ne peut pas être imparfait. C'est le corps qui n'est pas parfait, qui n'est pas en harmonie avec ses possibilités. L'esprit parfait doit dominer le corps imparfait. L'angoisse existentielle fait partie de l'hérédité, qui n'est pas parfaite. Si le milieu correspond à la psore primaire, la déformation de l'imagination est complète et on reçoit une information erronée au niveau rationnel et de là un sentiment inexplicable à l'égard du milieu(1). Prenons encore notre exemple: la psore primaire dans l'imagination est la sensation de menace avec possibilité de peur des animaux dangereux. Si dans l'environnement on voit un caniche, l'imagination voit un lion et l'esprit pense qu'il doit être effrayé par le caniche. Si le milieu ne correspond pas à la psore primaire, l'esprit garde le souvenir de la "conscience intuitive" d'Adam qui entraîne un sentiment rationnel sans problème(2). Ceci est possible quand la psore primaire est étrangère à l'impression d'être menacé. On verrait alors le caniche vraiment comme un caniche et on n'aurait pas peur. Et si on voyait un vrai lion, on prendrait des mesures adéquates et par exemple on fuirait, ce qui est une réaction réfléchie et correcte. Dans la situation (1), qui est la maladie, l'esprit est trompé par l'information erronée transmise par la partie psore primaire de l'imagination et l'esprit croit cette information erronée. En même temps, il y a une influence sur l'âme sensitive et l'âme végétative. La perturbation de l'âme végétative est une traduction de la psore primaire qui provoque, dans l'âme sensitive, une nouvelle perturbation dans le même sens que la psore primaire. Si le similimum rend l'équilibre à l'âme végétative, il agit sur la psore primaire en rompant le cercle vicieux et en éliminant l'aggravation de la psore primaire. A ce moment ne subsiste que la psore primaire pure qui peut voir l'esprit comme étranger. Par le similimum, l'information erronée disparaît, on apprend à mieux se connaître et on peut commencer à suivre son chemin transcendantal. Au niveau de l'esprit rationnel c'est la volonté qui reçoit l'information de l'intelligence et le subconscient qui est déformé par l'imagination. La volonté fait un choix dans cette information. Il y a une contradiction entre l'intelligence et la volonté, quand par exemple, l'intelligence dit que quelque chose n'est pas bon mais que la volonté dit que ceci peut procurer le plaisir (parce que la volonté est trompée). Une perturbation végétative est par exemple une perturbation dans la nutrition: par exemple, au lieu de vouloir 15 grammes de sel, il en veut 30 grammes. Au niveau de l'âme sensitive le symptôme caractéristique est "désir de sel". Si le similimum est donné, le symptôme "désir de sel" disparaît. Dans le péché, l'esprit ne voit pas clair parce que la réalité est déformée par l'imagination: c'est une erreur de l'esprit, une interprétation erronée et non pas une maladie. Cette déformation de l'esprit par l'imagination est en cohérence avec la faute métaphysique (le problème spirituel). L'imagination déforme le jugement exact de l'esprit (cfr. dans notre exemple: l'esprit juge par erreur qu'il doit avoir peur du caniche, parce que par son imagination il croit que le caniche est un lion.) La symptomatologie de la maladie est la réponse de l'individu à l'information erronée, que donne l'imagination à l'esprit. Ceci donne le souvenir du péché, l'emploi erroné des puissances intellectuelles. Il n'y a pas de perte réelle, le problème est dans l'imagination. Dans le péché personnel, nous voyons une répétition du péché originel qui est personnalisé. Le similimum permet à l'homme de comprendre la tâche de son imagination (en rapport avec son péché personnel), mais il ne peut pas faire disparaître cette tâche. Ceci est antérieur à la psore primaire. On peut comprendre cette tâche et on peut guider sa psore primaire sur le bon chemin. On peut l'interpréter incorrectement et penser que le milieu est coupable. De cette manière on glisse dans la psore secondaire, qui est la maladie. Le choix de la psore primaire: Au moment de la conception, l'âme végétative et l'âme sensitive sont données par les parents. L'imagination est une partie de l'âme sensitive, donc héréditaire. Dans l'imagination, nous trouvons l'histoire du péché originel. Au moment de la conception, l'esprit qui est créé par Dieu, est parfait (comme l'esprit d'Adam insufflé par Dieu). L'esprit lit le péché originel via l'imagination et en choisit un aspect particulier ce qui individualise le péché originel. Par ce choix spécifique, l'individu a l'impression (dans son imagination) qu'il a perdu les puissances correspondantes. La psore primaire est le chemin par lequel on essaye de résoudre le péché originel: ou bien de façon saine (chercher et comprendre la faute métaphysique), ou bien de façon maladive (la psore secondaire, projetée dans le milieu). Dans notre exemple, le péché personnel a fait perdre la sécurité et de cette manière la sensation de menace est née dans la psore primaire. De là on projette son angoisse dans des choses diverses dans son milieu, comme le caniche. La sécurité peut être perdue par la faute d'avoir désiré l'invulnérabilité et par le rejet de la Providence qui joue un rôle dans la possibilité d'être blessé ou de ne pas être blessé. La psore secondaire: Un premier groupe de symptômes parlent de la souffrance. Un deuxième groupe de symptômes sont, à vrai dire, trophiques ou lytiques, mais restent dans la psore secondaire parce qu'ils sont variables et ne produisent pas de lésions. Dans la psore secondaire, il n'y a pas moyen de produire une maladie organique. Dans la psore tertiaire, oui. La psore secondaire est la justification de la cause de la souffrance par la projection de la souffrance vers le milieu. La psore tertiaire est la réaction active pour lutter contre l'ennemi. La psore tertiaire est la défense contre les éléments du milieu qui sont considérés comme ennemis. On peut fuir, détruire: - Egolysis: contre soi-même. - Alterlysis: contre les autres. ou bien dominer, utiliser: - Egotrophie franche: triomphe clair. - Egotrophie masquée: doute au sujet du triomphe. Le lysis est "irascible". L'egotrophie est "concupiscible".(j'en parlerai plus tard). Dans le monde hostile, l'homme sain ne se défendra pas, mais s'adaptera. L'adaptation veut dire accepter, prendre des mesures logiques, se détacher du milieu et donc ne plus être vulnérable. D'abord, il y a la non-acceptation de la condition humaine. Ce désaccord se trouve chez Adam dans son imagination, puisqu'il n'y avait pas de raison. La réaction est la suite de l'orgueil: l'envie d'une condition divine. Ensuite il y a la punition, la conséquence: la perte de cette qualité humaine, qu'on n'a pas acceptée. ∗Psore: c'est le désaccord dans la maladie: la condition due à la perte de ces puissances, qui étaient refusées. ∗Egotrophie: - La négation de la perte: "Non, ce n'est pas vrai que ces puissances sont perdues, je les ai!" - L'exagération de ces puissances perdues, qui sont en relation avec la psore secondaire. - Retomber dans la transition, on veut récupérer ce qui est perdu. (je parlerai plus tard de la transition). ∗Egolysis: L'exagération de la perte, le désespoir: "J'ai définitivement perdu ces puissances et je n'ai pas la possibilité d'échapper à cette punition." ∗Alterlysis: "J'ai commis la faute, mais ce n'est pas ma faute, c'est la faute des autres". C'est la justification. Par exemple: Arnica souffre parce que les autres sont inutiles. L'essence de la maladie est l'envie d'un aspect de la Divinité et dans les symptômes, nous voyons la lutte quotidienne vis-à-vis du problème spirituel. La perturbation végétative est analogue à la perturbation spirituelle. C'est pourquoi on doit pouvoir retrouver le problème spirituel dans les symptômes physiques. L'envie majeure de chaque remède vis-à-vis de Dieu est que Dieu est "Acte Pur". L'homme a besoin de la transition des puissances vers l'acte et c'est ce qu'il n'accepte pas. (A suivre...) ********** |
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