Ecole Belge d'Homœopathie

      A.S.B.L.

Accueil

Histoire de l'Ecole Belge d'Homœopathie


Découverte de l’homœopathie
Introduction de l’homœopathie en Belgique
Le début de l’enseignement
Les premières associations
L’enseignement dans la première moitié du XXième siècle
La création de l’Ecole Belge d’Homœopathie
La création des autres écoles
La création de la Faculté Belge de Médecine Homœopathique
Les organismes nationaux



   Découverte de l’homœopathie

L’histoire de l’homéopathie commence officiellement avec Friedrich Samuel Hahnemann né le 10 avril 1755 à Meissen en Saxe et mort à Paris le 2 juillet 1843 à l’âge de 88 ans.

C’est en 1796 que Hahnemann, alors âgé de 41 ans publie pour la première fois les fondements de l’homéopathie : « Un nouveau principe sur les vertus curatives des substances médicinales avec quelques considérations sur les méthodes utilisées précédemment ».

C’est cette publication qui est communément reprise comme la naissance de l’homéopathie, c’est-à-dire il y a un peu plus de deux siècles.

Mais la véritable diffusion de l’homœopathie commencera en 1812 lorsque Hahnemann deviendra professeur à l’université de médecine de Leipzig. Dès ce moment, il sera en contact avec un grand nombre d’étudiants et c’est à partir de ce groupe que les premiers homœopathes seront formés. Il faut cependant attendre les années 20 pour que l'’homœopathie se répande à travers toute l’Europe.

                                                                                                                                                             Top

   Introduction de l’homœopathie en Belgique

L’introducteur de la médecine homœopathique en Belgique est le Docteur Pierre-Joseph De Moor (1787-1845). Celui-ci, chirurgien titulaire de l’hôpital d’Alost s’intéressa précocement à l’homœopathie dès 1827 et il l’appliqua deux ans plus tard à partir de 1829. Il fut bientôt suivi par de nombreux autres médecins (dont ses deux fils Charles Justin et Victoor répétiteur à l’école vétérinaire). En 1830, avec l’indépendance, de nombreux homœopathes formés par l’armée hollandaise retournèrent en Hollande.

A partir de 1860, le nombre d’homœopathes ne cesse d’augmenter et leur nombre est estimé à 60 ou 70 à la fin du siècle précédent.

Le début du XXième siècle sera marqué, comme partout ailleurs, par un déclin et on n’en dénombrera plus qu’une trentaine.

En Belgique comme dans les autres pays, s’ouvrirent des dispensaires homœopathiques où les médecins prodiguaient des soins gratuitement aux pauvres. Le premier de ces dispensaires fut ouvert par le Dr Varlez à Bruxelles. Le plus important fut le dispensaire Hahnemann créé en 1855 au 9, rue Pachéco par le Dr de Molinari et Mouremans.

                                                                                                                                                            Top

   Le début de l’enseignement


Le dispensaire Hahnemann devient vite un centre extrêmement actif et productif dans le domaine de l’homœopathie.

Il deviendra un centre d’enseignement, publiera sa revue et il accueillera même Jahr (1800-1875) en 1871. Jahr était un des plus fidèles élèves de Hahnemann et vivait alors à Paris, quoique de nationalité allemande. Mais en 1870, la guerre franco-allemande éclate et Jahr doit quitter Paris. Le dispensaire Hahnemann l’accueille et c’est là qu’il terminera sa vie en 1875, il sera enterré au cimetière de Schaerbeek.

                                                                                                                                                            Top

  Les premières associations

Plusieurs sociétés se sont créées durant ces 130 ans d’existence de l’homœopathie en Belgique. Nous retiendrons la création du « Cercle Homœopathique des Flandres » en 1872 qui prendra le nom de « Société Belge d’Homœopathie » en 1920 dans un souci de réunir tous les homœopathes belges. Cette société deviendra « Royale » lors de son centenaire en 1972.

                                                                                                                                                            Top

    L’enseignement dans la première moitié du XXième siècle

Les deux guerres mondiales ont évidemment perturbé profondément la vie quotidienne et le fonctionnement des groupements associatifs mais, malgré tout, n’a pas empêché les homœopathes de travailler. Durant cette période, il n’y avait pas d’enseignement organisé mais plutôt des médecins qui enseignaient sur le terrain à leurs confrères désireux d’apprendre. Après la deuxième guerre mondiale, il y eut un renouveau important entre autres au sein de la Société Belge d’Homœopathie et l’enseignement s’est recentré principalement autour de trois maîtres qui enseignaient chez eux l’homœopathie.

Le Dr Caulier qui enseignait l’homœopathie influencée par le célèbre homœopathe français Vannier.

Le Dr Hodiamont qui est encore bien connu maintenant grâce à ses livres, il expliquait les matières médicales à la lumière de la physiologie.

Et enfin le Dr Edouart Schepens qui représenta
it le courant kentiste uniciste et qui privilégiait l’étude du répertoire de Kent qui, faut-il le rappeler, était encore fort peu connu à cette époque.

                                                                                                                                                            Top

      La création de l’Ecole Belge d’Homœopathie

Il y eut, à un certain moment, le désir de structurer tout cela et c’est ainsi que la Société Belge d’Homœopathie décide de créer officiellement « L’Ecole Belge d’Homœopathie » en 1953. Cette école sera la seule école de Belgique pendant près de 30 ans et on y enseignera l’homœopathie uniciste avec étude approfondie du répertoire de Kent et des ouvrages de Hahnemann : « L’Organon et Les Maladies Chroniques ». C’est à peu près en même temps (en 1949) que la Société décide de reprendre la publication d’une revue homœopathique qui s’appellera « Revue Belge d’Homœopathie » qui est encore publiée à l’heure actuelle.

                                                                                                                                                            Top

      La création des autres écoles

Mais dans les années 80, le nombre de médecins s’intéressant à l’homœopathie augmente de façon importante et nous voyons fleurir en Belgique toute une série de nouvelles écoles, l’Ecole Belge restant sous la dépendance de la Société Royale Belge d’Homœopathie

                                                                                                                                                            Top

     La création de la Faculté Belge de Médecine Homœpathique

Pour la crédibilité de l’homœopathie et afin de parler d’une seule voix face au monde politique, il devenait impérieux que toutes les écoles se concertent et c’est ainsi qu’une Faculté est créée en 2001. Cette Faculté est constituée par les présidents de toutes les écoles, elle est représentée par un doyen et est devenue l’interlocuteur officiel de l’enseignement de l’homœopathie en Belgique. La Faculté est également responsable de la délivrance du diplôme officiel national de médecin homœopathe.

                                                                                                                                                            Top

      Les organismes nationaux


Entre temps, l’Ecole Belge s’est émancipée de la Société qui s’est concentrée sur son rôle de recherche scientifique et au sein de laquelle se retrouvent des homœopathes des différentes écoles de Belgique.

En plus des deux organismes nationaux que sont la Société (scientifique) et la Faculté (académique), il existe une association de défense professionnelle, l’Unio Homeopatica Belgica.

                                                                                                                                                            Top